Un séminaire sur la mode durable au cœur du MSc in Sustainable Business Transformation
Le MSc in Sustainable Business Transformation de l’EDHEC offre aux étudiants une compréhension concrète des enjeux de durabilité pour les organisations. Ce séminaire consacré à la mode durable a mis enumière des défis réels liés à la circularité, à la transparence et à la réglementation.
Les étudiants du MSc in Sustainable Business Transformation de l’EDHEC ont récemment participé à une journée immersive dédiée à l’une des industries les plus influentes et les plus scrutées au monde : la mode. Organisé en partenariat avec Fashion Green Hub, le séminaire sur la mode durable a réuni sur le campus des professionnels du secteur afin d’explorer les réalités de la circularité, de la transparence, de la réglementation et de la communication responsable.
Afin de comprendre l’impact de cette expérience, nous avons échangé avec Valerie Hernandez, étudiante du MSc, et Madlen Sobkowiak, Directrice du programme. Leurs témoignages offrent un aperçu clair de la manière dont l’EDHEC prépare ses étudiants à relever les défis concrets de la durabilité.
Quel était l’objectif de l’organisation d’un séminaire d’une journée complète sur la mode durable ?
Madlen : « Nous souhaitions permettre aux étudiants d’acquérir une compréhension concrète et opérationnelle de la manière dont la durabilité se traduit en pratique professionnelle — non pas uniquement théorique, mais ancrée dans la réalité. La mode est une industrie, à laquelle tous les étudiants peuvent s’identifier, et elle est soumise à de fortes pressions réglementaires et environnementales. C’est un cas idéal pour explorer concrètement l’articulation entre circularité, données, réglementation et communication. »
Comment décririez-vous cette expérience en tant qu’étudiante ?
Valerie : « Révélatrice, marquante et transformatrice. Le séminaire a apporté de nouveaux éclairages et m’a permis de relier de nombreux éléments abordés dans nos cours. »
Quelle partie du séminaire vous a le plus marquée ?
Valerie : « Le module consacré aux impacts écologiques et sociaux de la mode. Apprendre que l’industrie émet chaque année 3,3 milliards de tonnes de gaz à effet de serre — et comprendre l’ampleur de la consommation d’eau, de la pollution et des risques sociaux dans les chaînes d’approvisionnement mondiales — a été particulièrement frappant. La discussion consacrée à la catastrophe du Rana Plaza a mis en évidence les conséquences d’un manque de transparence. »
En quoi le séminaire est-il venu compléter les enseignements dispensés en cours ?
Madlen : « Il permet de faire le lien entre la théorie et la pratique. Les étudiants ont étudié l’analyse du cycle de vie, la transparence des chaînes d’approvisionnement et le reporting de durabilité — mais entendre des professionnels qui travaillent quotidiennement sur ces sujets rend les concepts beaucoup plus concrets. »
Valerie : « Exactement. L’accent mis sur les plateformes de traçabilité, l’engagement des fournisseurs et la conformité réglementaire faisait directement écho à nos modules sur la gestion de la chaîne d’approvisionnement, l’Analyse du cycle de vie (ACV) et le reporting de durabilité. Cela a apporté une dimension pratique inestimable. »
Quelles compétences ou quel état d’esprit souhaitez-vous que les étudiants développent grâce à ce séminaire ?
Madlen : « La curiosité, l’esprit critique et la capacité à poser les bonnes questions. Le travail en matière de durabilité nécessite d’appréhender la complexité, de maîtriser les arbitrages et de faire preuve de pragmatisme. Je souhaite qu’ils repartent avec un état d’esprit à la fois analytique et orienté solutions, ainsi qu’avec une conscience claire des impacts sociaux et environnementaux des décisions économiques — et des leviers permettant de les améliorer. »
En quoi les collaborations avec des experts externes enrichissent-elles le parcours du MSc ?
Madlen : « Elles exposent les étudiants à la diversité des carrières et des défis concrets de la durabilité — ce qui est particulièrement précieux au moment où ils commencent à postuler pour des stages ou des emplois. Ces échanges renforcent également leur confiance dans les interactions avec des professionnels, un atout essentiel, qu’ils s’orientent vers le conseil, l’entreprise ou encore le secteur associatif. »
Quels ont été vos principaux apprentissages en tant qu’étudiante ?
Valerie :
- Le pouvoir des consommateurs comme levier de transformation — et la responsabilité qui en découle d’être des acheteurs conscients et informés.
- L’importance de l’innovation et de la technologie pour relever les défis de la transparence et de la circularité.
- Une lecture approfondie des lieux où se concentrent les impacts environnementaux et sociaux tout au long de la chaîne de valeur, en particulier lors de la production des fibres et de la confection des vêtements.
- La nécessité d’une collaboration entre l’ensemble des parties prenantes — fournisseurs, pouvoirs publics, marques et consommateurs.
Comment ce type d’événement prépare-t-il les étudiants à un leadership responsable ?
Madlen : « En exposant les étudiants aux réalités concrètes de la transformation, notamment aux enjeux de gouvernance des données, aux contraintes opérationnelles et aux cadres réglementaires. Les étudiants acquièrent une vision réaliste et mature du travail en matière de durabilité, ainsi que la confiance nécessaire pour échanger avec des professionnels. Ces expériences les aident à prendre conscience de leur réel potentiel à générer un impact positif après l’obtention de leur diplôme. »
En combinant rigueur académique et expertise de terrain, le séminaire sur la mode durable illustre parfaitement l’engagement de l’EDHEC à former des étudiants capables de conduire des transformations porteuses de sens. Pour celles et ceux qui aspirent à façonner une économie mondiale plus durable, ce type d’expérience transforme les connaissances en engagement — et l’engagement en action.