« Notre ambition est de créer des passerelles entre l’art et le monde du business », Romane Oren, fondatrice des Concertantes

A seulement 22 ans, Romane Oren poursuit sa vocation de pianiste et de cheffe d’orchestre en parallèle de son parcours académique à l’EDHEC. Passionnée de musique classique, cette étudiante est à l’origine des Concertantes, une série de rendez-vous culturels accueillant de grands interprètes de la scène internationale au sein de l’école. Premier temps fort de cette saison : le 11 septembre, avec un récital du célèbre pianiste français Alexandre Tharaud.

Temps de lecture :
31 Aoû 2026
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Romane Oren

Quel est votre parcours personnel ? Comment est née votre passion pour la musique classique ? 


Depuis ma plus petite enfance, je pratique le piano et baigne dans une passion instinctive pour la musique classique. En parallèle de ma formation à l’École Normale de Musique de Paris, j’ai suivi un cursus académique exigeant : j’ai effectué mes années de lycée au sein des Maisons d’éducation de la Légion d’Honneur, puis trois années de classe préparatoire scientifique au Lycée Henri IV. L’an dernier, j’ai intégré le Programme Grande Ecole de l’EDHEC, et choisi le Parcours Humanités. Etudier à l’EDHEC, c’est pour moi l’opportunité d’allier vocation artistique et compétences académiques. En ce moment, je poursuis également un master de direction d'orchestre en Italie.

 

Présentez-nous Les Concertantes. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette aventure ?


Les Concertantes, c'est une nouvelle série de concerts de musique classique qui auront lieu sur la scène de l'EDHEC, dans son auditorium équipé d’un très beau piano Steinway. L'idée est d'organiser chaque mois un événement en trois temps : d’abord une rencontre avec un professionnel de la culture, puis la performance d’un jeune musicien, avant le concert d'un grand artiste de renommée internationale. Les Concertantes sont portées avec beaucoup d’énergie par des jeunes et pour les jeunes. C’est une initiative pleine d’espoir dans un monde où la musique classique est en péril. Aujourd’hui, l'équipe des Concertantes est composée d’une quinzaine d’étudiants répartis dans quatre pôles : programmation artistique, logistique, communication et relations partenaires. L’association ne fonctionnerait pas sans notre réseau de partenaires, l’EDHEC mais aussi les nombreux acteurs du territoire qui nous soutiennent dans ce beau projet.  

 

La saison s’ouvrira le 11 septembre. Quel sera le programme de la soirée ? 


Nous sommes très heureux d’accueillir Alexandre Tharaud, pianiste français de renommée internationale, régulièrement invité dans les salles les plus prestigieuses du monde. Il interprètera son récital Voyage en France, qui nous emmènera à la découverte de grands compositeurs français tels que Debussy et Ravel. 


La soirée débutera par une rencontre avec Francis Maréchal, ancien directeur de l'Abbaye et de la Fondation Royaumont, autour des enjeux de la transmission artistique, avant une courte première partie de concert donnée par Merwan Mazloum, jeune pianiste bénéficiaire de la Fondation Alexandre Tharaud.

 

Quelle est l’ambition des Concertantes ?  


Nous souhaitons créer un véritable rendez-vous culturel dans la métropole lilloise, ouvert aux étudiants comme au grand public. La transmission et l’excellence artistique sont au cœur du projet des Concertantes. Notre ambition est à la fois de soutenir les jeunes talents, de créer des passerelles entre l’art et le monde du business et de démocratiser la musique classique tout en proposant une programmation de très haut niveau. C’est en donnant aux jeunes l’occasion de découvrir des artistes d’exception que nous pourrons leur transmettre le goût de la musique classique.

 

Comment est-ce que vous conciliez vos études et votre engagement dans la musique ? 


Je suis convaincue que les enseignements en économie et en management — notamment le leadership et la maîtrise de soi — sont précieux pour la pratique musicale et pour le métier de chef d’orchestre auquel j’aspire. Ces compétences ont également tout leur sens dans les activités qui gravitent autour des artistes, notamment dans le management des institutions culturelles.


Je m’épanouis pleinement dans mes études grâce à l’EDHEC qui m’offre un environnement particulièrement stimulant, propice au travail, aux échanges d’idées et à la créativité. Je suis très sensible à l’ouverture et à la souplesse dont font preuve les professeurs et les équipes à l’égard des élèves aux parcours atypiques comme le mien.
Il me semble qu’il y a trop peu de friction entre le monde artistique et celui de l'entreprise, et je souhaite justement inscrire mon parcours et mes projets à la croisée de ces deux univers.

 

Découvrir le programme complet de la saison sur le site de l’association.

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