Osertech, la start-up qui rend possible l’achat et la vente d’équipements industriels d’occasion

Publié le 06 octobre 2021.


Avec Osertech, Grégoire Tabeau (BBA EDHEC 2019) souhaite devenir la référence européenne dans le secteur des équipements industriels d’occasion

 

Quel est le pitch de votre start-up ?

Osertech est une société spécialisée dans l’achat et la vente de matériel industriel d’occasion. D’une part, nous accompagnons les entreprises dans la valorisation des machines dont elles souhaitent se séparer. D’autre part, nous proposons du matériel de qualité, destiné à retourner en production, disponible immédiatement et à moindre coût. Enfin, pour les acheteurs comme pour les vendeurs, nous centralisons divers services tel que le démontage ou encore le transfert / la logistique. Cela nous permet d’optimiser et de sécuriser, l’acquisition et la vente de matériel industriel en France comme à l’international.

 

Pouvez-vous nous expliquer comment est née votre entreprise ?

Osertech, c’est un voyage entrepreneurial qui pour ma part a commencé sous le nom de Mindeal. L’entité d’Osertech a été créée par mon père en 1993 et allait s’arrêter en 2020.

La première mission de Mindeal était de digitaliser le secteur de l’industrie d’occasion et mettre en relation acheteurs et vendeurs au travers d’un système automatisé de type place de marché inversée. Cependant après un peu plus d’un an de tests et de recherche de notre business model, nous avons pris conscience qu’il y avait d’autres problématiques à résoudre et besoins à adresser. Notamment, nous devions être capables d’accompagner les entreprises dans les processus de vente / d’achat et leur offrir de la valeur plutôt que de les rediriger vers d’autres acteurs. Nous avons donc apporté une dimension conseil / recherche à notre modèle. C’est pour cela qu’en Mars 2020, nous avons fusionné la vision et le système de Mindeal avec l’infrastructure existante d’Osertech.

 

 

Quelle est votre stratégie pour convaincre vos clients?

Notre clientèle est assez large et nous adressons autant les PME que les plus grands sites industriels de multinationales. Pour les convaincre, nous capitalisons sur notre connaissance des différentes étapes intervenant lors d’une vente (conseil, expertise, apport de solutions, etc.).

Aujourd’hui nos clients nous font confiance dans la gestion de leurs projets, et ce malgré leur haut niveau de complexité.

 

Travaillez-vous avez des partenaires clefs ? 

En fonction des projets et des périodes de l’année, nous sommes parfois amenés à compléter notre petit effectif en faisant appel à des partenaires qualifiés.

Chaque entreprise possède ses propres compétences dans son champ d’application et son domaine d’activité. Nous disposons donc d’un réseau d’une quinzaine d’entreprises spécialisées, capables d’intervenir sur différents domaines : transport, démontage, manutention, emballage, modification, etc.

 

Comment gérez-vous le contexte de crise sanitaire & économique ? 

La crise sanitaire que nous traversons a été jusqu’alors très enrichissante pour le milieu des machines industrielles d’occasion. Nous faisons face à de nouveaux défis, il faut sans cesse s’adapter. Et c’est de cette façon que les meilleures idées germent ! Une activité répond à une problématique. Sans problématique, il n’y a pas d’entreprise.

Pour notre part, le secteur dans lequel on évolue est privilégié par rapport à d’autres domaines d’activités contenus ou fermés. L’industrie peut difficilement s’arrêter et la demande n’a donc pas été réellement affectée.

Nous avons par exemple développé beaucoup de contenu vidéo pour montrer nos équipements à distance et limiter les déplacements.

 

Quel premier bilan tirez-vous de cette aventure entrepreneuriale ? 

Le premier résultat a été de voir qu’il y avait une réaction du marché par rapport aux services proposés. Aujourd’hui, on arrive à se projeter et visualiser à moyen terme comment nous pourrons faire évoluer Osertech. Cela nous permet d’avancer plus sereinement et plus rapidement. On voit également la demande croître au fur et à mesure de notre avancement ce qui est très encourageant. En particulier, nous avons atteint la fourchette haute de l’ensemble de nos objectifs lors du premier exercice.

Pour les jeunes entrepreneurs, je recommande de se lancer très vite. A notre âge, il y a moins de risques et l’échec potentiel est formateur. La théorie a du bon mais elle doit très vite être confrontée à la réalité. Mon projet a évolué de nombreuses fois dans les premiers mois. Quand on est jeune, on a beaucoup d’idées reçues et une certaine naïveté par rapport à la vie professionnelle. Il faut acquérir de l’expérience pour comprendre les problématiques et défis des entreprises. La meilleure option est donc de rapidement créer à moindre coup un MVP, le tester puis le faire évoluer.

 

 

Quelles sont les prochaines étapes de votre entreprise ?

Actuellement, on travaille beaucoup sur la restructuration de nos locaux. Nous avons 8000 m2 de terrain et souhaitons maximiser au mieux cet espace pour accueillir plus de matériel. Nous prévoyons d’importants travaux d’agrandissement pour 2022.

Mon ambition est de faire d’Osertech une référence européenne dans le secteur des équipements industriels d’occasion. Donner le réflexe aux entreprises de regarder dans le marché de la seconde main pour trouver les meilleures opportunités. Le secteur de l’occasion en B2C évolue positivement ces derniers temps. A nous de répondre présents sur le marché du B2B !

 

Quelle est votre vision de votre secteur économique ? 

Je m’aperçois qu’il y a une vraie fracture générationnelle à différents points de vue. D’une part, il y a la maîtrise d’Internet et du large panel d’outils informatiques disponibles.

Nous, qui sommes nés durant cette période, avons tendance à l’utiliser dès que possible, parfois même dans l’excès. Cela nous permet d’avancer plus vite, de faciliter certaines tâches répétitives et d’automatiser des process. Mais cela nous éloigne également des rapports humains qui sont très importants dans le commerce. Beaucoup d’échanges se font maintenant par mails ou sms. Cela peut devenir pénalisant dans certaines ventes, car les attentes des clients sont différentes. C’est aussi plus difficile d’inspirer confiance au travers de messages. Ces outils, qui nous simplifient la vie, rendent certaines transactions plus longues et plus complexes.

Enfin, internet apporte, de manière générale, de la concurrence car beaucoup d’informations sont disponibles en ligne, notamment sur les places de marché. Tout le monde se retrouve en compétition.

D’autre part, les nouvelles générations sont de plus en plus concernées par l’écologie et l’économie circulaire. Elles véhiculent de nouvelles valeurs qui amènent de nouveaux comportements. Les choix de consommation font évoluer les différentes offres industrielles. De la même manière, l’occasion peut devenir un réflexe d’ici quelques années. 

 

GREGOIRE TABEAU (BBA EDHEC 2019)

 

Vous êtes diplômé du programme Bachelor, en quoi cette formation vous aide aujourd’hui dans votre parcours d’entrepreneur ?

J’ai été diplômé de l’EDHEC en 2019. Cette formation m’a permis d’avoir une ouverture d’esprit rapidement centrée business. On touche à tout et cela nous permet d’avoir accès à plein de ressources et de notions fondamentales lorsqu’on se lance dans l’entrepreneuriat. Le cursus de l’EDHEC est également très tourné sur l’international. C’est un réel plus dans mon travail. Enfin, le BBA de l’EDHEC m’a sensibilisé très tôt à l’importance de créer et d’entretenir un réseau professionnel. Ainsi, nous avons placé la relation client au centre de notre stratégie.

 

Lors de votre expérience avec l’incubateur EDHEC, quel soutien avez-vous reçu ?

Lorsqu’on se lance, je pense qu’il est important de rapidement se détacher des avis de notre cercle proche (amis, famille, …). Leurs retours sont souvent positifs mais ces personnes ne seront pas forcément vos utilisateurs finaux. L’incubateur EDHEC m’a permis d’exposer et de confronter mes idées à des professionnels. Je me suis fait challenger sur de nombreux points. Cela m’a permis de repenser et améliorer mes idées. C’est également important de se sentir soutenu lorsque on lance sa start-up. L’équipe de l’incubateur m’a permis de prendre confiance et d’avancer plus méthodiquement.

L’atmosphère est également très intéressante puisque qu’on rencontre une multitude de personnes vivant la même expérience. Ils sont confrontés parfois aux mêmes difficultés que nous. C’est un vrai espace d’échange. Apprendre de ceux qui ont fait des erreurs permet à la fois de les éviter, mais également de gagner du temps.  

 

Plus d'informations :

Site web : www.osertech.eu
Mail : contact@osertech.eu
Tél : +33 2 37 90 28 78

 

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