Future directrice des opérations de Virtuo, Mélanie Cahin a suivi l’Executive Master Business & Management avec des impacts très concrets pour son entreprise
Sur les conseils de sa DRH, Mélanie Cahin a choisi l’EMBM pour préparer son entrée au comité de direction et contribuer à transformer concrètement la stratégie de Virtuo.
Ingénieure de formation, Mélanie Cahin s’apprête à prendre les fonctions de directrice des opérations et à rejoindre le comité de direction de Virtuo. Avec l’EMBM, elle a élargi sa vision en management, finance et stratégie, tout en renforçant sa légitimité dans ses nouvelles responsabilités. Les apports du programme se traduisent de manière concrète au sein de l’entreprise, en lien avec le Président de Virtuo qui a également suivi le parcours Dirigeant au sein de l’EDHEC, notamment par l’évolution de la stratégie, la clarification de la proposition de valeur et la structuration de l’organisation. Mélanie Cahin partage son retour d’expérience.
Pouvez-vous nous présenter Virtuo et votre rôle au sein de l’entreprise ?
Virtuo est un promoteur immobilier spécialisé dans l’immobilier logistique : nous concevons et réalisons exclusivement des bâtiments logistiques. La photo derrière moi, par exemple, montre un entrepôt que nous avons construit.
Une première équipe est en charge de l’identification des terrains. Une fois le foncier sécurisé, mon équipe prend le relais. Nous pilotons l’ensemble du processus, depuis la gestion administrative et le dépôt des demandes d’autorisation administrative, la construction et la livraison au client. Concrètement, nous sommes responsables du respect du planning, du budget et de la qualité du bâtiment en lien avec les différents bureaux d’études que nous missionnons. Bien que l’équipe soit de taille réduite, les projets que nous menons représentent des enjeux importants en termes de montants et de surfaces.
J’ai une formation d’ingénieure généraliste, j’avais déjà bénéficié d’enseignements en management. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié les cours de management du programme, qui proposent une approche très centrée sur l’humain : apprendre à se connaître pour mieux manager les autres. C’est une dimension qui m’avait déjà attirée lors de mon cursus en école d’ingénieur.
Quel est votre poste aujourd’hui ?
Aujourd’hui, j’occupe le poste de directrice de l’innovation, du développement durable et des projets. À partir du 1er juillet 2026, je prendrai officiellement les fonctions de directrice des opérations.
J’ai rejoint Virtuo Industrial Property en 2018 en tant que chef de projet. Progressivement, j’ai pris davantage de responsabilités. Le directeur des opérations actuellement en poste prendra sa retraite le 1er juillet 2026, date à laquelle j’assurerai sa succession. Cette évolution s’accompagne de la prise en management de l’équipe des chefs de projet, composée aujourd’hui de 3 personnes, et dont j’étais moi-même membre.
J’ai débuté l’Executive Master en 2024, soit dix ans après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur.
Qu’est-ce qui vous a amenée à suivre l’Executive Master Business & Management ?
Cette démarche est directement liée à la perspective de ma prise de poste. Mon évolution avait été évoquée en amont et un tuilage avec mon responsable était prévu avant son départ. Dans ce cadre, nous avions identifié la nécessité de renforcer mes compétences en management.
Bien que ma formation initiale intègre déjà ces dimensions, l’objectif était de les approfondir. Notre directrice des ressources humaines a alors proposé l’Executive Master, afin de bénéficier d’une approche plus globale et structurante qu’une succession de modules courts.
Par ailleurs, Virtuo s’est engagé dans plusieurs programmes de l’EDHEC : j’ai suivi l’Executive Master en 2024, notre président a intégré le Parcours Dirigeant en 2025, une autre personne le fera en 2026, et trois managers ont suivi des modules courts.
Pourquoi l’Executive Master Business & Management ?
Le choix de l’Executive Master répondrait à la volonté d’acquérir une vision très complète. En prenant ce poste, je vais aussi entrer au comité de direction.
Il s’agissait de renforcer ma compréhension de sujets clés tels que la stratégie, la finance, le management… L’objectif était de prendre de la hauteur et de mieux appréhender des dimensions de l’entreprise que je maîtrisais moins jusqu’alors.
Qu’est-ce que le programme vous a apporté ?
Le programme m’a permis d’explorer de nombreux sujets que je maitrisais moins, notamment la stratégie d’entreprise, la finance…
J’ai également beaucoup apprécié la dynamique de promotion. Les échanges réguliers autour de nos expériences professionnelles ont été particulièrement enrichissants : ils favorisent la remise en question des pratiques, le partage de point de vue et la prise de recul sur son propre rôle.
Quels bénéfices votre entreprise en a-t-elle tirés ?
Les bénéfices pour l’entreprise ne se sont pas nécessairement traduits par une formalisation spécifique, mais le fait que je suive le programme en parallèle de notre président s’est révélé très riche. Nous avons parfois suivi des modules similaires quasiment au même moment, notamment en stratégie, ce qui nous a permis d’échanger ensuite sur les applications concrètes possibles chez Virtuo.
Ces échanges ont nourri des réflexions sur plusieurs sujets structurants comme la stratégie, le marketing digital, ou encore la structuration de l’entreprise. Virtuo a été créée il y a quinze ans, a connu une forte croissance, sans toujours se structurer à la même vitesse. Les enseignements des modules ont déjà conduit à mettre en place certaines pratiques différemment.
Mon projet de consulting porte d’ailleurs directement sur Virtuo. Avec mon équipe, nous travaillons sur des recommandations visant à améliorer le fonctionnement de l’entreprise, avec un objectif clair : augmenter les revenus et être moins dépendants de l’activité de promotion immobilière.
Pouvez-vous donner des exemples concrets ?
Nous avons travaillé sur des sujets liés à la stratégie et à la proposition de valeur : analyse de nos concurrents, identification de nos éléments différenciants et et meilleure compréhension des besoins de nos clients. Les modules consacrés au marketing digital nous ont également permis d’initier de nouveaux sujets sur ces thématiques.
Les ateliers dédiés à la RSE ont par ailleurs été particulièrement importants pour moi. J’occupe ce périmètre au sein de l’entreprise mais je ne disposais pas jusqu’alors d’une formation spécifique dans ce domaine. Le programme m’a permis de prendre de la hauteur sur ces enjeux et de renforcer ma capacité à les porter et à les défendre au sein de Virtuo.
A titre personnel, quels changements avez-vous observés ?
Je prends davantage de recul et je suis moins dans l’opérationnel. Dans les prises de décisions, nous faisons plus systématiquement le lien avec les enseignements du programme, ce qui enrichit notre manière de réfléchir et d’arbitrer. Le programme m’a également permis d’affirmer ma posture de leader. Il a a renforcé ma position de manager, notamment vis-à-vis de mon équipe qu’au sein du comité de direction.
Qu’est-ce qui vous a le plus aidée sur l’évolution de la posture ?
Le travail mené autour du management et du coaching a été déterminant.
J’allais devenir la manager de mes anciens collègues, ce qui soulevait des interrogations, notamment sur ma légitimité. J’ai progressivement compris que l’enjeu principal était un travail sur moi-même : je n’avais rien à démontrer aux autres. Les cours de management et les séances de coaching m’ont beaucoup aidée à franchir cette étape.
La compatibilité avec la vie personnelle a-t-elle été un critère important ?
La situation était particulière. Je suis revenue de congé maternité début septembre 2024 pour mon premier enfant et j’ai commencé le programme à la fin du même mois. C’était donc une vraie organisation. J’avais été prévenue en amont : l’entourage doit être bien conscient de l’engagement que cela représente. C’est un choix qui se fait à l’échelle de la famille, mais aussi d’équipe et d’entreprise.
Dans mon cas, le timing était également favorable car mon responsable était encore en poste, ce qui facilitait la passation. Les cours avaient souvent lieu le vendredi, ce qui s’intégrait finalement assez bien dans mon organisation, compte tenu de mes nombreux déplacements en semaine. Le vendredi est ainsi devenu mon jour EDHEC.
L’obtention d’un diplôme était-elle importante pour vous ?
Ce n’était pas forcément mon premier objectif. Ce que je recherchais avant tout, c’était l’acquisition de compétences utiles et directement mobilisables pour l’entreprise. En revanche, le fait que à le programme soit délivré par l’EDHEC a compté : c’est une école très reconnue et les intervenants sont de grande qualité.
Avec le recul, comment décririez-vous cette expérience ?
C’est un parcours vraiment transformant. Il m’a fait grandir. Le rythme était intense, mais le format resserré dans le temps permet de s’immerger pleinement dans la dynamique du programme. On avance collectivement et l’évolution entre le début et la fin est tangible. Les modules, les échanges au sein de la promotion et avec les professeurs ont été extrêmement riche.
Quel conseil donneriez-vous à un futur participant ?
Je dirais qu’il ne faut pas attendre le moment idéal. Il faut se lancer et s’y engager pleinement. C’est en étant réellement impliqué que le programme devient transformant et qu’on en tire le maximum de bénéfices.
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