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Directrice de France Active Nord, Vanessa Pluchard fait partie de la première promotion à Lille du nouvel Executive Master Business & Management

Se former quand on dirige depuis plusieurs années relève d’un choix fort. Pour Vanessa Pluchard, l’EMBM est l’occasion de structurer l’expérience, d’élargir sa lecture stratégique et de piloter avec encore plus de lucidité dans un contexte exigeant.

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30 Mar 2026
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Vingt ans au sein de France active Nord, d'abord sur le terrain puis à sa direction. Vanessa Pluchard, directrice de France Active Nord — structure territoriale d'intérêt général — a rejoint en octobre dernier la toute première promotion lilloise du nouvel Executive Master Business & Management, programme visé Bac+5 conçu pour s'adapter au rythme d'une vie professionnelle à temps plein. Consolider des années d'acquis terrain, développer une vision globale, confronter son expérience à celle d'autres trajectoires, revisiter sa posture — quitte à sortir de sa zone de confort. Elle nous livre ses premiers retours et acquis.


 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m'appelle Vanessa Pluchard et je dirige depuis 2022 France Active Nord, une structure territoriale du réseau France Active, engagée dans le financement et l'accompagnement de projets à impact.

J’encadre une équipe de 25 salariés qui accompagnent et financent au quotidien des entrepreneur.es et des organisations du secteur de l'économie sociale et solidaire.  

Je pilote la stratégie de l’organisation avec un double enjeu : maintenir — voire renforcer — notre utilité sociale sur le terrain, tout en garantissant la soutenabilité de notre modèle économique, dans un contexte de financements publics en évolution, propre à une structure d’intérêt général à but non lucratif. 

Titulaire d’un bac +5 en économie-gestion, avec une spécialisation en gestion et administration des collectivités locales à l’IAE de Lille, je me suis orientée dès le départ vers les enjeux d’intérêt général et de mise en œuvre de politiques publiques.


 

Qu'est-ce qui vous a amenée à suivre un Executive Master ?

J’ai ressenti le besoin de prendre de la hauteur.

Dans un quotidien dense et stimulant, j’ai eu envie de créer un espace pour être obligée de prendre cette hauteur, questionner mes pratiques et structurer ma vision à moyen et long terme.

J’ai énormément appris en faisant. 
Aujourd’hui, j’ai envie de structurer cette expérience, de la consolider avec des apports théoriques — et de la challenger pour aller encore plus loin— de me demander si tout ce que j'avais appris « en faisant » tenait vraiment à l'épreuve de la théorie. Mon organisation m'a soutenue dans cette démarche.  

Je recherchais un programme qui propose une approche globale du rôle à tenir : stratégie, finance, management. Quelque chose d'exigeant, structurant et directement mobilisable dans mon quotidien.

C'est ce que j'ai retrouvé - des clés qu'on peut mobiliser assez vite, concrètement.


 

Pourquoi avoir choisi l'EDHEC Business School ?

Pour moi c'était une évidence : je travaille dans le monde de l'entrepreneuriat et l'EDHEC, c'est vraiment l'école identifiée comme en lien avec l'entrepreneuriat et les écosystèmes économiques. Ça résonnait beaucoup avec mes responsabilités.

Je voulais une école connectée aux réalités du terrain — et ça se vérifie quand on voit les interventions, nos professeurs. Il y a vraiment un lien étroit avec les acteurs économiques, que ce soient des grandes entreprises, parfois des entreprises régionales, qu'on aime bien découvrir, mais aussi l'entrepreneuriat de manière générale, de la start-up à la création d'entreprise.


 

Que diriez-vous du fait de suivre ce programme à Lille ?

C’est un vrai atout à plusieurs niveaux. D’un point de vue pratique, la proximité géographique facilite clairement l’engagement dans la durée, surtout lorsqu’on occupe un poste à temps plein.

Mais au-delà de cet aspect, le fait de suivre ce programme à Lille donne une résonance particulière aux apprentissages. Travailler sur des cas d’entreprises de la région rend les contenus plus concrets, plus incarnés, et permet de faire des liens directs avec son propre environnement professionnel.

Cela renforce aussi le sentiment d’ancrage territorial : on comprend mieux les dynamiques économiques locales, les acteurs, les enjeux spécifiques.  

Et cela donne encore plus de sens aux échanges et aux réflexions menées pendant le programme.

 

 

 

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Que vous apporte concrètement le parcours EMBM aujourd'hui ?

Ce que m’apporte le parcours, c’est avant tout une vision. Il m’aide à faire un pas de côté, à prendre la hauteur nécessaire et à développer une lecture plus systémique de l’organisation — que ce soit dans les décisions, la manière de gérer, de piloter ou encore de construire un projet stratégique.

Il m’amène aussi à instaurer une forme de vigilance au quotidien : être attentive à ne pas rester trop “dans le focus”, et à toujours replacer les sujets dans une perspective plus globale.

Il favorise une capacité renforcée à piloter dans la complexité. Les échanges collectifs sont essentiels là-dedans : confronter les expériences permet d'élargir vraiment la réflexion. Parce que finalement une organisation, même dans l'intérêt général, doit avoir un modèle économique pérenne, on est soumis aux mêmes exigences et le fait de discuter avec des professionnels d’autres horizons, c'est très intéressant.


 

Avez-vous constaté des évolutions dans votre posture ?

Ma fonction reste la même, mais ma posture évolue.

Je décide avec plus de recul et je me sens encore plus affirmée dans les environnements stratégiques. J’ai aussi développé de nouveaux réflexes, en prenant le temps de questionner mes pratiques pour les rendre plus structurées et plus cohérentes.


 

Comment conciliez-vous études, vie professionnelle et vie personnelle ?

C’est un engagement réel, qu’il ne faut pas sous-estimer — notamment parce qu’il repose en grande partie sur du temps personnel.

Mais le format du programme est particulièrement bien pensé. L’alternance entre présentiel et distanciel permet de concilier la formation avec un poste à temps plein. Les temps en présentiel sont concentrés, et le distanciel apporte une vraie flexibilité.

Les classes virtuelles, par exemple, s’intègrent assez naturellement dans le quotidien, car elles mobilisent des temps en dehors des horaires de travail — le midi ou en fin de journée. Il y a d’ailleurs une vraie implication du groupe : chacun privilégie le direct, ce qui renforce la qualité des échanges. 

Quant aux modules en e-learning, cela permet de faire vraiment à son rythme. Dans notre promotion, il y a des personnes qui sont très régulières dans leur semaine, moi c'est plutôt très condensé sur les périodes propices à la concentration : ça permet cela, différents rythmes.

 

 

 

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Que diriez-vous de la dimension collective du programme ?

La diversité des profils est une richesse réelle — impressionnante même. Les premiers jours, quand on est réunis avec la promotion de Paris, une cinquantaine de personnes d'univers complètement différents, on se dit tout de suite : je vais apprendre plein de choses avec ces personnes. On ne peut pas sortir indemne d'une formation avec des profils aussi riches.

On apprend beaucoup des autres, parfois autant que des cours eux-mêmes. Et ça, ça permet vraiment d'élargir la réflexion.


 

Comment se déroulent les échanges avec les intervenants ?

Ce qui m'a marquée, c'est que les intervenants ne sont pas que des universitaires — ils ont aussi beaucoup d'expérience terrain. La maîtrise académique est toujours reliée à des situations concrètes.

Il y a vraiment ce fil conducteur dans tous les cours : l'apport théorique des professeurs, leur apport concret terrain, et en plus les témoignages du groupe. On avance ensemble avec nos expériences respectives. Rien de plus mobilisateur quand on se projette dans une situation managériale ou stratégique avec un vrai cas d’école.


 

Y a-t-il des modules qui vous ont particulièrement marquée ?

Les cours de stratégie m’ont particulièrement intéressée. Ce que nous rappelle Denis Dauchy, c’est que la stratégie n’est pas un discours — mais une série de choix cohérents et assumés. Pour une organisation d’intérêt général, c’est un point essentiel, presque un fil conducteur dans la manière de piloter.

Les modules de finance sont également très structurants. Ils apportent des repères concrets, sécurisent les décisions et renforcent la rigueur dans les arbitrages — ce qui est indispensable pour concilier impact et équilibre économique.


 

Avec votre longue expérience, comment vivez-vous les modules en management ?

Ils viennent bousculer certaines certitudes ou habitudes installées — en obligeant à prendre conscience de ses modes de fonctionnement, de ses angles morts, et de la manière dont on exerce réellement son rôle au quotidien, et non celle qu'on pense avoir.

Cette remise en question est exigeante, mais profondément utile.


 

Quelle est la place du coaching dans votre parcours ?

Le coaching est un temps rare et précieux — un moment où on peut vraiment se poser les bonnes questions.

Il permet de clarifier ses priorités et de renforcer la confiance dans ses décisions.


 

Si vous deviez résumer l'EMBM en quelques mots ?

Exigence. Lucidité. Décision.

Executive Master Business & Management. Un diplôme d’excellence.

Changez de dimension, amplifiez votre impact.

Découvrez le programme

 

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