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Appréhender les enjeux d'une relocalisation, des étudiants BBA participent au hackathon « 24h pour relocaliser en Hauts-de-France »

La région des Hauts-de-France a accueilli les 17 et 18 novembre la seconde édition de "24h pour relocaliser en Hauts-de-France", un évènement dont l’ambition est de mettre en lumière par des conférences, du speed dating et des business cases, les enjeux - économiques, politique et industriels - liés à la relocalisation de produits que nous consommons tous les jours. À cette occasion, une quinzaine d’étudiants en quatrième année de l’EDHEC International BBA ont participé à un hackathon organisé par le think tank relocalisations.fr, un des partenaires de cette manifestation. En collaboration avec des professionnels (chefs d’entreprises, directeurs industriels ou du marketing), ils ont pu expérimenter une méthode de travail inédite - ITACC4.0 TM, qui permet d’aboutir à la création d’un produit fabriqué en France et économiquement viable.

Temps de lecture :
19 déc 2022
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Image : Manufacture Lemaitre-Demeestere

Favoriser l’idéation et la recherche d’innovation

Ce Hackathon s’inscrit dans la suite du cours « Marketing, Innovation et Cocréation » de Claude Pécheux, professeure de marketing à l’EDHEC Business School : « Lorsque le projet 24h pour relocaliser m’a été proposé, j’ai tout de suite repéré sa forte dimension d’innovation. Si on veut développer et fabriquer un produit en France, il faut proposer de nouvelles idées et aborder les choses de façon différente, notamment en repensant l’ensemble des process ». En amont de l’évènement, il a été ainsi proposé aux étudiants, de réaliser des études de marché sur les produits ciblés par les porteurs de projet (le sac à dos, les micro-ondes, le lin...), puis d’en déduire des pistes de réflexion, qu’ils ont présentées à leur équipe au début du Hackathon. Un travail au long cours – 5 semaines de préparation - où ils ont dû faire preuve d’ingéniosité.

« Avec mon groupe, j’ai travaillé sur le projet du lin avec la marque Jules et Lemaitre Demeestere, un producteur de lin. À partir de cette matière, nous devions réfléchir à la création d’un textile, tout aussi compétitif et pratique que le coton. Nous avons mené un important travail de recherche, notamment du côté des tissus techniques, tels que ceux utilisés dans l’automobile. »

Hugo Happe, étudiant BBA4

S’enrichir au contact d’une diversité de professionnels

À travers l’évènement "24h pour relocaliser", les étudiants ont eu l’opportunité de collaborer en direct avec les entreprises. Une façon pour eux d’appréhender de façon concrète la variété des acteurs qui interviennent lors d’un projet de relocalisation (porteurs de projet, industriels, chefs de produit, experts sur les questions de relocalisation...) mais aussi d’acquérir des connaissances sur les stratégies des organisations, telles que l’implantation sur un marché ou le lancement d’un nouveau produit, et plus largement de nourrir leur culture du monde l’entreprise. 

« Lors du hackathon, nous avons travaillé directement avec des professionnels qui sont confrontés dans leur quotidien à ces enjeux de relocalisation, comme des spécialistes de la filature ou du design. Ensemble nous avons réfléchi aux problématiques de développement produit, au coût d’un tel projet, et de façon générale aux opportunités et aux contraintes d’une relocalisation. Tous ces échanges ont été très riches et ont contribué à rendre le projet extrêmement concret. »

Emma Le Chanoine du Manoir de Juaye, étudiante BBA4

« Dans ce challenge, il y a avait de nombreux enjeux - économique, écologique, politique -, c’est notamment ce qui m’a beaucoup plu, tout comme les échanges avec les différents professionnels. Pendant le hackathon, nous avons pu travailler avec des collaborateurs de Jules ou l’entreprise de lin Lemaitre Demeestere. Cela m’a permis de comprendre la manière dont collaborent les différents acteurs d’une industrie et quelles stratégies chacun adopte pendant les échanges. Avoir eu la possibilité de donner son avis et d’avoir un impact sur des enjeux aussi énormes, c’était vraiment incroyable. »

Hugo Happe, étudiant BBA4

« Le hackathon a été un moment très intéressant, on avait à la fois le point de vue du fabricant – dans notre cas une société de sac à dos – et d’experts de la relocalisation, ce qui m’a permis d’assister à des échanges importants, notamment sur l’approvisionnement en matière première ou sur les savoir-faire des usines en Haut de France. De mon côté, j’ai pu les accompagner sur des points liés au design ou au développement produit, grâce aux connaissances acquises lors de l’étude de marché. » 

Léa Garçon, étudiante en BBA4

S’appuyer sur l’expertise d’un think Tank

Grâce au projet « 24h pour relocaliser », les étudiants ont eu la possibilité de bénéficier de l’expertise de membres de relocalisations.fr, un think tank spécialisé dans la relocalisation en France. À travers cet accompagnement, ils ont pu appréhender les conséquences concrètes d’une relocalisation : création d’emplois, souveraineté économique, relance de l’économie locale ... comme le précise Carine Guillaud, fondatrice de « 24h pour relocaliser » : « Avec cette initiative, nous avons souhaité sensibiliser les étudiants de l’EDHEC au monde industriel, en leur présentant tous les enjeux (économiques, commerciaux, politiques) qui se rattachent à ce secteur. Au travers des différents cas que nous leur avons soumis, ils ont pu comprendre les opportunités et les difficultés d’un projet de relocalisation de façon très pragmatique. » Cette approche transversale du sujet a permis aux étudiants d’avoir une vision à 360 degrés de la notion de relocalisation et d’être en mesure de proposer dans leurs études de marché les pistes de réflexion les plus abouties et argumentées possibles : « Les étudiants étaient pleinement impliqués dans la réflexion avec les entreprises. Ils ont formulé des propositions pertinentes et ont apporté un regard neuf dans chacun de leur sujet. Leur participation active aux différents groupes de travail a permis d’apporter un souffle nouveau à la réflexion et aussi de mieux comprendre les aspirations des jeunes - qui sont sensibles à la cause environnementale et donc aux relocalisations !», souligne Carine Guillaud. 
 

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