« Cette expérience a été marquante : il y a eu un avant et un après. » Loup Keravel, étudiant à l’EDHEC, à propos de son Global Impact Project
Participer à la reconstruction d’une école aux Philippines, organiser et superviser des distributions alimentaires à Hawaï, déblayer un site naturel détruit par un incendie … Ces missions ont été menées par Loup Keravel, étudiant en double diplôme - quatrième année de l’EDHEC International BBA et en licence de droit à la Sorbonne - dans le cadre de son Global Impact Project (GIP). Cette expérience internationale, axée sur des projets solidaires, lui a permis de s’engager pendant quatre mois comme bénévole auprès de l’une des associations partenaires des GIP, All Hands & Hearts.
Quelles missions avez-vous menées dans le cadre de votre Global Impact Project ?
Avec l’association All Hands & Hearts, j’ai passé un mois aux Philippines et trois mois à Hawaï. Aux Philippines, nous avons aidé à reconstruire des infrastructures endommagées par le typhon Man-yi de 2024. À Hawaï, la mission était différente : nous avons participé à des distributions de nourriture et de vêtements, ainsi qu’au nettoyage de sites ravagés par l’incendie d’août 2023. Les habitants ne pouvaient entamer la reconstruction de leurs habitations tant que les zones n’étaient pas déblayées.
Pourquoi avoir choisi cette association ?
Mon père travaille dans le bâtiment depuis trente ans et, à ses côtés, j’ai appris les bases de la maçonnerie, comme monter des murs ou réaliser des enduits. Depuis longtemps, je souhaitais mettre ces compétences manuelles au service d’un projet humanitaire. Grâce à l’EDHEC, j’ai découvert l’association All Hands & Hearts, orientée vers la reconstruction de maisons, d’écoles et d’autres infrastructures détruites après des catastrophes climatiques : je n’avais plus qu’à franchir le pas !
Comment se déroulaient vos journées ?
Aux Philippines, notre emploi du temps était particulièrement soutenu : réveil à 5h30, présence sur le chantier de 7h à 12h, puis de 13h à 16h, du lundi au samedi. À Hawaï, les levers étaient également matinaux, mais les journées étaient plus courtes et les tâches moins physiques. Le reste du temps, je faisais beaucoup de sport et participais à des activités de groupe, car je suis parti avec six autres étudiants de l’EDHEC. Le soir, nous passions du temps avec les autres bénévoles du camp, nous lisions et nous prenions le temps d’écrire : l’un de mes camarades a tenu un journal de bord, tandis que j’ai rédigé une lettre à mon « moi » dans cinq ans, afin de ne pas oublier ce que ce volontariat m’aura appris.
Que retenez-vous de cette expérience ?
Elle a été marquante : il y a eu un « avant » et un « après ». J’ai pris conscience de la chance que j’avais. Là-bas, certaines personnes avaient vu leur maison disparaître, mais elles gardaient le sourire et faisaient preuve de générosité envers leur communauté. À Hawaï, une habitante ayant tout perdu s’est engagée comme bénévole à nos côtés. Chaque matin, elle nous apportait des beignets faits maison avant de partir, en milieu d’après-midi, pour son travail. Sa résilience et sa générosité m’ont profondément marqué.
Comment poursuivez vous votre engagement aujourd’hui ?
Je me prépare actuellement à participer à la Change the World Academy, en mars 2026, à New York : l’un des plus grands forums de simulation des Nations Unies. Cette conférence annuelle réunit près de 5 000 étudiants, endossant les rôles d’ambassadeurs, de ministres ou de chefs d’État, afin de débattre des grands enjeux planétaires. Une opportunité unique pour poursuivre mes engagements, notamment la lutte contre les inégalités et la pauvreté.