« The Future of Business Education » : l’EDHEC et le Financial Times explorent les dernières évolutions des programmes Executive MBA

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2 jan 2023
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Au lendemain de la publication du classement Financial Times EMBA 2022, dans lequel l’EDHEC EMBA apparait parmi les 50 meilleurs programmes au monde, l’EDHEC et le Financial Times ont réuni plusieurs centaines de professionnels et leaders pour une conférence en ligne centrée sur le thème « The Future of Business Education ». Ce « Spotlight on Executive MBA » a une fois de plus mis en lumière les meilleures écoles de commerce du monde ainsi que des dirigeants d’entreprises et des anciens élèves de MBA. Objectif de la journée : échanger sur les thématiques phares du moment telles que la transition numérique, la diversité et l’inclusion ou encore la disruption et l’adaptation, puis aborder dans un second temps les dernières tendances des programmes et formats de cours des business schools.

 

La réussite professionnelle, une affaire (très) personnelle

 

La conférence a débuté par un atelier de haute qualité animé par Inge de Clippeleer, professeure associée à l’EDHEC et Directrice du département Management et Sciences humaines, intitulé « Tracer son chemin vers la réussite professionnelle ». Au cours de cette session très dense et avec la collaboration active d’une audience très engagée, Inge De Clippeleer a pu identifier les bonnes questions à se poser pour atteindre le succès. Déterminer ses « désirs » et ses compétences, développer « l’autoréflexion » et « l’autodirection », comprendre la culture de l’entreprise et ses équipes sont, selon l’experte, autant d’indices qui permettent de choisir un itinéraire et donner le meilleur de soi-même. Les interventions et questions des participants ont été au coeur de ce travail collaboratif au cours duquel Inge de Clippeleer a pu leur adresser ce précieux conseil en guise de conclusion : « Essayez de trouver votre propre voie, ne copiez pas les autres, réfléchissez sur vous-mêmes, tracez votre propre route, et soyez « déraisonnable » pour réussir selon vos propres règles ».

 

Les perturbations ne sont pas près de s’arrêter

 

De retour dans le grand auditorium virtuel, la première table ronde de la journée était parfaitement à propos : « Gérer la rupture et l’impact de la pandémie ». Pour animer cette deuxième session, Karin Kollenz-Quetard, professeure de stratégie à l’EDHEC, était accompagnée de Bala Ramasamy qui s’exprimait depuis le campus chinois du CEIBS, et de Bernadette Birt, de la Kellogg School of Management. La discussion s’est concentrée autour des impacts de la crise du Covid sur l’expérience d’apprentissage des étudiants et des conséquences sur les programmes d’études. Pour Karin Kollenz-Quetard, bien que la situation soit désormais presque revenue à la normale, du moins en France, la pandémie a eu de profondes répercussions dans écoles : « Ces deux années nous ont contraints à nous ouvrir davantage à l’expérimentation, dit-elle. Nous avons tâtonné, commis des erreurs en temps réel, mais l’avantage, c’est que nous l’avons fait en collaboration avec nos étudiants. Exprimer son insécurité et ses doutes n’est pas très courant chez les enseignants. Mais, pour gérer l’incertitude, nos professeurs ont dû jouer la transparence et montrer qu’ils ne détenaient pas toutes les réponses : eux-mêmes étaient en plein apprentissage. Résultat : une envie d’apprendre renforcée, des étudiants plus engagés et plus enclins à l’expérimentation. Et c’est ça, apprendre : essayer, échouer, réessayer. C’était une leçon dans la leçon et nous essayons de toujours garder ce cap. »

Concernant les répercussions sur les programmes, les intervenants s’accordaient tous à dire que la demande en compétences stratégiques et en leadership avait augmenté encore plus fortement qu’auparavant. Inflation, guerre en Ukraine, changement climatique, ruptures de la chaîne d’approvisionnement… les étudiants ne manquent pas de raisons de s’inquiéter. Comment les MBA peuvent-ils les aider à faire face à une telle incertitude ? En donnant aux étudiants une vision plus globale et des outils pour mieux comprendre certaines situations. Les programmes d’enseignement devraient pouvoir leur fournir suffisamment de compétences pour renforcer leur confiance en eux-mêmes. Cela passe par des études de cas en temps réel et par un travail sur les idées les plus modernes concernant ces questions sources d’inquiétudes. En accord avec ce constat, Karin Kollenz-Quetard est allée un peu plus loin : « Nous devons les aider à développer leur résilience et leur adaptabilité, réfléchir à différents scénarios et décider de l’avenir qu’ils veulent construire. Savoir créer des richesses durables, avoir un impact positif sur le monde qui les entoure : ce sont les compétences que nous devons les aider à maîtriser », résume-t-elle.

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